Je te bénirai

La Bible : Par quoi commencer ? (9)

La promesse

Je te bénirai

Quand nous comprenons que nous sommes animés de multiples espérances, il reste à savoir si ce chemin va bien nous mener quelque part… Tout ce qui s’agite en nous n’aura pas l’occasion de s’épanouir en des réalités heureuses.

Une espérance est bien plus importante que des envies. L’envie se situe sur le court terme et concerne souvent des réalités matérielles. Et tout aussi souvent nous sommes amenés à dire, en ce qui concerne nos envies, « tant pis », ce n’est pas aussi important que cela.

L’espérance par contre nous habite. Elle nous constitue, c’est une soif constante. Elle est peut-être une souffrance, mais c’est une force qui ne peut pas nous être enlevée. Nous ne saurions d’ailleurs pas vivre sans elle. L’espoir de vivre, de vivre mieux, l’espoir de la justice, l’espoir d’une sécurité, l’espoir d’un amour, l’espoir d’une vie ayant un sens, l’espoir de pouvoir profiter de son labeur. Tant de réalités sont tapies en nous et donnent régulièrement  de la voix.
Oui, je superpose l’espoir et l’espérance, car en notre for intérieur, cette vie intérieure évoquée hier, tout est relié, superposé, indistinct.

Mais qu’est-il promis à Abraham ?
Je ferai de toi une grande nation.
– Je te bénirai
– Je rendrai ton nom « grand »
– Tu seras une source de bénédiction. …
toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

Abraham était sans enfant, c’est dit, il sera une grande nation.
Abraham est un nomade, sans lieu fixe. C’est promis, il aura son pays et sa descendance sera infinie.
Il était le chef d’un tout petit clan – c’est à dire rien à l’échelle du monde – mais il sera célèbre, il sera exemplaire et nous inspirera jusqu’à aujourd’hui.
Il héritera d’une sécurité, lui le nomade aura des « racines », une histoire. Son espérance va s’étendre en tout sens et ce qui nous enthousiasmera sans doute sera de comprendre que toutes ces promesses ne sont pas énoncées pour une « consommation personnelle ». Ces bienfaits s’étendront sur le monde entier.

Et puis vient déjà le labeur, ce combat qui est celui de l’homme pour être homme. Le combat pour ce qui est vrai, juste, ce chemin qui doit infiniment monter, ce chemin sur lequel nous voudrons entraîner les autres, le chemin exigeant d’une vraie spiritualité, celui de la confiance en Dieu qui est placé au-dessus de tout.
Abraham aura des adversaires, il ne mènera pas une vie paradisiaque faite de voluptés infinies. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai ceux qui te maudiront.

Jésus dira la même chose en mentionnant le chemin de la vraie vie, chemin étroit, tandis que le chemin où l’homme se perd est si large. Je te bénirai… et ton chemin sera une montée, je serai avec toi !

Question :

Nous pouvons à nouveau nous pencher sur nos espérances, mais aussi nous demander dans quelle mesure elles concerneront aussi « les autres » : famille, collègues, villes et villages, pays !

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Pasteur Bruno Holcroft
Bruno Holcroft
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