L’influence des autres

Chacun le sait, nous sommes tous capables du meilleur et du pire. C’est la réponse à la question très classique, l’homme est-il bon ou est-il mauvais ?

D’évidence le constat permet de dire que des tendances et des réalités contradictoires vivent en chacun de nous…

Un exemple par le petit bout de la lorgnette : mon voisin déménage et l’un de ses copains vient l’aider. Je le vois manoeuvrer sa camionnette, il donne de son temps, de plus il utilise son propre matériel mais en même temps il parle comme un chartier embourbé (Cf Lafontaine) à ceux qu’il vient aider.

C’est un petit exemple, vous trouverez bien plus pertinent, bien pire !

Pourquoi l’Église parle-t-elle si souvent du péché ?

Je n’ai pas ce sentiment, loin de là ! Durant toute ma vie j’ai parlé d’amour et de réconciliation ! Constatons cependant que le bien n’offre pas de difficulté, c’est le mal qui en cause et il faut parfois une prise de conscience pour discerner le mal. Qui définira le mal ? Qui aura la liberté de nous le dire ?

C’est du sein de la bienveillance et de l’amour qu’il faut le faire. A nous de parler avec vérité et d’encourager, de permettre l’orientation vers le bien. C’est en principe le sillon que trace l’Église.

Vous me direz peut-être que les discours culpabilisants sont eux-mêmes le mal ! Vous ajouterez que ceux qui parlent ne sont pas toujours exemplaires. Vous continuerez en affirmant qu’il y a là un jeu de pouvoir et d’humiliation qui risque d’être terriblement malsain. En toutes ces choses vous pourriez bien avoir raison.

Nous avons besoin d’aide

Constatons cependant que d’innombrables personnes cherchent à être aidées. Une aide peut être apportée par exemple par la littérature, par une nuée de psychologues et de coachs, par une offre de week-ends offrant des temps de retraites et des exercices de méditations, sans oublier les stages et formations, les régimes spéciaux et les divertissements à gogo. Prolongez la liste… De tout cela nous n’aurions pas besoin si tout allait bien.

Cette recherche d’aides révèle implacablement que nous n’allons pas bien, que nous ne sommes pas satisfaits, que nous souffrons. Notre perplexité augmente dès lors que nous comprenons que nous ne sommes pas si facilement du côté du « bien ». Nous sommes parfois perdus dans cette lutte contre toutes ces formes de mal que l’on trouve, hélas, non seulement autour de soi mais aussi en soi ! L’apôtre Paul l’a lucidement décrit dans son épître aux Romains.

Mais l’influence des autres ?

Regarder ce qui va mal développe en nous un regard noir et cynique. Ce que nous constatons alimente nos craintes et c’est ainsi que se construit en nous (choisissez l’image que vous voudrez retenir) un mur qui nous éloigne des autres ou un trou qui nous mènera peut-être à la dépression. En somme, la solitude ou l’amertume.

Les médias présentent ce qui va mal, et s’ils abordent des problèmes bien réels, ils le font pour avoir de l’audience et donc, de l’argent. Nous sommes pour eux des proies faciles tant les scandales, la corruption et la violence exercent une fascination sur nous.

L’influence des autres peut aussi exercer un effet positif sur nous.

J’entends par là que nous avons aussi à regarder ce qui va bien. Autour de nous vivent des personnes qui font le bien, qui sont solidaires, généreuses. Autour de nous se manifestent des logiques qui ne sont pas comptables, des vrais bénévoles animés de la simplicité et de la profondeur. Qu’il est bon de se sentir proches, de la même famille humaine !

Les problèmes peuvent générer des égoïsmes, ils sont aussi, plus souvent qu’on le pense, l’occasion de solidarités exemplaires. Voir le bien construit le bien.

Pour terminer nous pourrions citer la phrase de l’historien et journaliste Rutger Bregmann : « Au final, le mal est plus puissant mais le bien est plus répandu ».

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